Un jeu de mots bien facile, je le conçois, pour décrire une des joies d'habiter Paris, loin de la verdure, la vraie : le ramassage du verre.

Nous avons la grande chance d'avoir un container sous nos fenêtres. Et oui, il n'est pas vert, cela a été changé il y a quelques mois et je reconnais que ce gris-marron choque moins dans l'avenue, si tant est que cela puisse être possible. Cela ressemble quand même à une grosse verr...ue.

Poubelles

Parfois, en plus du container nous avons la décoration qui va avec. Il faut dire qu'avec quelques restaurants dans le quartier, il ne risque pas de rester à sec. Les commis viennent, avec leur caisson à roulettes, leur caddie ou leur sac en toile rigide, à toute heure du jour, et parfois de la nuit, faire tinter le verre, résoner l'atmosphère. 

La symphonie est à son paroxysme lorsque le camion vient récupérer le verre. Le gars sort de son camion d'un pas nonchalant, il sort le plot pour définir le périmètre de sécurité, et, muni de sa grosse télécommande, actionne le bras qui vient accrocher le haut du container et le soulever, pour enfin le vider au-dessus de la benne dans un vacarme assourdissant. Jamais à des heures indues, bien heureusement.

Je reconnais que le propos n'est pas des plus distrayant, mais j'ai, en rédigeant ce billet : 

- appris une technique pour présenter mes trois images ensemble

- vérifier l'orthographe de 3 mots

- compris qu'il fallait que je sorte un peu plus de chez moi !