Dessin de Grand Picci... que peut-on bien faire ?

Des milliers de choses, certaines subtiles, d'autres plus évidentes. Certaines tellements attendues, d'autres imposées.

1. La grasse matinée

Exclusivement pour moi, car Maritomio n'a jamais vraiment été empêché de ce côté là. Oiseau de nuit, il assure les soirées quand je m'occupe de la matinée. Que je travaille ou pas, du lundi au dimanche, en vacances ou durant l'année, les réveils et petits-déjeuners sont pour moi. Conclusion : ce matin, sans enfants, sans réveil, j'ai émergée à 10h15, et encore réveillée par le doux bruit du verre jeté dans le container sous mes fenêtres.

2. Des travaux

Qui nécessitent de tout déplacer au mieux dans la chambre des enfants, au pire en plus dans le salon. L'année dernière nous avons lessivé le faux plafond en lambris plastifié (je sais, une belle horreur, mais le déposer va demander un peu d'organisation !) du couloir et du salon, repeint les murs desdits salon et couloir ainsi que toutes les portes de la maison. Cette année, ce sera un peu plus light. 
Au programme :
- repeindre plafond cuisine et salle de bain
- lessiver cuisine
- repeindre porte côté chambre
Ensuite, on verra.

3. Un musée, une exposition

Franchement, nos picci sont adorables, plutôt sages. Mais ils sont encore trop jeunes pour rester tranquilles durant toute une exposition. Je me souviendrai longtemps de l'exposition Bonnard au Musée d'Orsay, visitée au pas de course entre Grand picci sans cesse fatigué et cherchant à s'asseoir et Petit picci, au mieux disant "c'est moche", au pire titillant son frère, sous le regard exaspéré des visiteurs fort nombreux ce jour là. Ma visite du Musée Marmottan, seule et en semaine, fin juin, m'a fait un bien fou.

4. Acheter une armoire chez le géant suédois

Parce que là aussi, cela relève du parcours du combattant avec les picci. Qui se croient, cela va sans dire, dans un parc d'attraction, grimper sur les canapés, regarder la télévision, passer sous les rideaux... Quand il s'agit de choisir une armoire et tout l'aménagement intérieur, c'est tout bonnement impossible.

5. Manger une glace à n'importe quelle heure

Que ce soit à la maison, sur le canapé, devant un vieux film italien ou sur un banc de la place St Sulpice à l'ombre de la fontaine. Ou bien encore, sur l'île St Louis en touristes qu'on aime redevenir en ces douces et longues soirées de juillet. 

6. Attendre le coup de fil quotidien

Parce que oui, on adore cette liberté retrouvée, mais malgré toutes les joies que cela procure, il nous manque un petit bout de nous. En fait deux petits bouts. Des picci dont on attend avec fébrilité le coup de téléphone, parfois drôle toujours tendre. Grand picci me répétant tous les jours qu'il rendre demain ou après-demain. Ce Grand picci que nous avons laissé pleurant toutes les larmes de son corps sur le quai de la gare du Creusot lorsque nous sommes rentrés à Paris. Et Petit picci ne montrant rien derrière ses lunettes de soleil, mais n'en menant pas large non plus.

Car en fait, ce qu'il y a de meilleur dans ces moments d'intimité et de liberté, c'est que cela n'a qu'un temps et que le manque s'est à peine installé qu'on retrouve ces enfants qui sont notre plus grande joie.