Lire_Hauts_HurleVentPas sûre qu'on puisse faire plus classique. Dans le sens un peu vieillot du terme. Quand j'ai raconté ce que je lisais à mes cousines, ma tante et mes parents, on s'est un peu... (ok, beaucoup) moqué de moi. Ayant une faculté d'oubli assez abyssale, je n'arrive pas à me souvenir si j'avais déjà lu ce livre avant et encore moins ce que j'en avais pensé, si jamais la réponse à la première question était positive.

En revanche, je peux vous dire ce que j'en pense maintenant. Et cela ne va pas plaire aux inconditionnels, Inès de La Fressange si vous me lisez (on peut rêver un peu non ?!), désolée... mais j'ai trouvé cela désuet et bavard. Presque "gnangnan" en dépit pourtant d'une grande violence dans l'expression à la fois de l'amour et de la haine. 

J'ai la conviction que la version que j'ai lue ne doit pas être la meilleure ; d'abord, parce qu'elle utilise le titre Les hauts de Hurle-Vent alors qu'apparemment Hurlevent doit s'écrire en un seul mot. Ensuite parce que c'est une traduction (ma flemme m'a envoyé à la bibliothèque à côté de chez moi, probablement la plus petite de Paris dans laquelle il n'y avait pas la version en anglais but Yes, I'm able to read it in English... so easy !). Enfin, parce que cette traduction, faite par un homme (je me rends compte qu'il y a ici un propos légèrement sexiste, mais ce ne sont que suppositions sur les raisons de cette traduction à mon sens insatisfaisante), date de 1929.

Pendant que j'y suis, peut-on m'expliquer comment la traduction peut-elle être de, je cite "1929 et 1992, Editions Payot pour la traduction française" quand le traducteur, dont le nom est cité sous le titre en page de garde, est mort en 1940 ?  Une vraie curiosité de lectrice.

Pour finir, je ne résiste pas à la tentation de vous donner quelques citations. Malgré la traduction, j'ai quand même trouvé quelques phrases fortes qui témoignent de la brutalité des sentiments avant une fin plus sereine (trop ?) :

"Je veux reprendre mon bien ; et je veux avoir son or aussi ; et puis son sang ; et l'enfer aura son âme."

"L'ennui que me cause sa présence surpasse le plaisir que je puis trouver à la tourmenter."

"Vous êtes tellement plus heureuse que moi que vous devriez en être meilleure."

Et la dernière phrase : "Je m'attardai autour de ces tombes, sous ce ciel si doux ; je regardais les papillons de nuit qui voltigeaient au milieu de la bruyère et des campanules, j'écoutais la brise légère qui agitait l'herbe, et je me demandais comment quelqu'un pouvait imaginer que ceux qui dormaient dans cette terre tranquille eussent un sommeil troublé."