lire_ressources_inhumaines

Comme dit dans le précédent billet, je suis allée faire un plein de livres à la bibliothèque vendredi de la semaine dernière. Pour faire une action, sortir de chez moi, après une matinée riche en mauvaises nouvelles. J'ai bien fait puisque j'ai découvert un message vocal sur mon téléphone qui m'a ouvert les portes d'un entretien. Et j'ai pris plusieurs livres. Certains que j'avais identifiés et repérés avant, et celui-ci qui se trouvait sur la table à l'entrée, en Prêt une semaine.

Ressources inhumaines, un titre qui interpelle quand on patauge dans sa recherche d'emploi. Parce que oui, parfois, je choisis mes livres sur le titre. 

Un drôle de livre, pas drôle du tout. L'histoire en deux temps d'une jeune femme (à la fois dans le temps et dans la construction, chaque chapitre comportant le récit d'une narrateur et un petit paragraphe du journal intime de cette femme) qui rentre comme stagiaire dans un hypermarché, découvre les arcanes de la manipulation et du rapport à l'autre, puis dans un second temps, 20 ans après, qui cherche sa place face aux plus jeunes. Tout cela sur fond de manipulation intellectuelle d'un chef devenu amant. Avec une histoire de poche à remplir, sa vie de jeune femme vide de rien puis sa poche de femme malade. La seconde partie est beaucoup moins bonne que la première, trop caricaturale.

Malgré quelques phases bien tournées, c'est même toujours un peu trop travaillé à mon sens, j'ai trouvé cela sans intérêt, sans espérance, sans beauté.

Allez, quelques extraits pour la route : 

"Mais elle n'était pas ambitieuse, elle s'admettait et continuait d'attendre sans rien désirer. Sa chance c'est qu'elle avait usé l'ennui."

"Son cardiologue lui avait conseillé de pratiquer un sport et de changer de métier. Il avait changé de cardiologue."

"Son but n'était pas d'apprendre mais de simuler le savoir. Elle n'avait pas l'ambition de progresser, elle voulait arriver."

"Pour la première fois de ma vie, je guette demain avec curiosité."

"Le pouvoir absolu, c'est de savoir que l'on ne détient pas la vérité."