mind_mapping-conf

Fin de semaine du 11 novembre, coté contact et recherche de boulot, cela a été plutôt très affreusement calme cette semaine. Comme si un nouveau concept de pont de novembre était en train de naître. Plutôt que de me ronger les sangs, je l'accepte, je lis, je me forme, je m'interroge. En revanche lundi j'y vais à fond !

Bref tout cela pour dire que j'aurais eu du temps pour écrire quelques petits billets, mais voilà. Cela ne se commande pas. Il y a bien quelques idées qui naissent, comme le dirait Sophie Divry vue hier à La Grande librairie, "des petites graines qui tournent dans ma tête, mais tant qu'elles n'ont pas trouvé le bon terreau, elles ne germent pas."

J'avais envie de faire un compte rendu de la conférence "Bâtir sa communauté web" à laquelle j'ai assisté jeudi dernier au salon Traffic. Grâce à l'une des invitations proposées sur son blog Cafe mode l'express par Géraldine Dormoy, Responsable éditoriale web de l'Express Style.

Comme vous pouvez le voir sur la photo en haut du billet, j'ai pris quelques notes, sous forme de mind map ou carte heuristique. J'ai découvert ce mode de prise de notes il y a quelques années déjà mais n'avais jamais pris la peine d'en savoir plus. Je trouve que c'est une façon très graphique d'avoir l'ensemble des informations d'un sujet. Elles sont rapides à faire, mais contrairement aux cartes conceptuelles, les "vraies cartes", elles ne permettent pas vraiment de lier les sujets entre eux.
Mais c'est tout à fait suffisant pour avoir une vision globale d'un sujet, prendre des notes, faire une table des matières. Je suis en train d'en préparer une au format informatique sur un livre que je suis en train de lire. Car oui, on peut faire des cartes aussi avec des logiciels. Je crois que je vais faire un billet sur le sujet, car je m'éloigne un peu du sujet.

Oser.

Lorsque je suis arrivée pour la conférence, peut-être 10 minutes avant le démarrage, j'ai vu qu'on refoulait déjà du monde. La salle était pleine à craquer. Je ne me suis pas démontée, j'ai posé la question à tout hasard à l'hôtesse en disant que c'était dommage, j'avais une invitation de la modératrice de la conférence. Et là, miracle, l'hôtesse me dit d'aller voir à l'entrée devant, elle pense qu'il y a des places réservées. Et c'est effectivement le cas. Me voilà donc installée au premier rang, Géraldine vient me dire bonjour, nous sommes un peu intimidées toutes les deux. Et c'est parti pour 35 minutes de dialogue entre les différents intervenants et 25 minutes environ de question. A la fin, j'ai réussi à remercier Géraldine avant de partir très heureuse.

Heureuse parce que c'était passionnant. Oui, mais pas seulement. Heureuse parce que je réalisais qu'il y a 10 ans, je n'aurais jamais assisté à cette conférence. Paralysée par ma timidité, je ne sais pas si j'aurais osé pousser les portes du salon, un salon qui plus est dans le domaine de la mode. Et même si je l'avais fait, voyant que c'était plein je ne serais même pas allée poser la question à l'hôtesse. Et admettons, je ne serais, mais ô grand jamais, allée m'installer au premier rang.
Cette timidité, cette peur de déranger m'a poursuivi toute ma jeunesse, et me poursuit encore maintenant à l'occasion. C'est pour cela que j'ai l'air parfois hautaine, tout simplement je n'ose pas. J'en ai perdu des occasions de petits boulots, parce qu'il fallait appeler. J'ai manqué les sélections de Que le meilleur gagne (émission de Nagui au début des années 1990). Je n'ai pas terminé ma maîtrise d'histoire en partie à cause de cela aussi. 

Mais petit à petit, avec la maturité, les responsabilités de maman (quand il faut chercher une nounou, appeler un médecin...), le boulot aussi, je combat chaque jour ce manque de confiance en moi. Et c'est par l'écriture surtout que je vaincrai.