Rien à voir avec le temps... en tout cas celui qui passe !

Voilà ce que je m'écrie intérieurement bien trop souvent ces temps-ci. 
Non pas pour, comme le dit si bien Alphonse de Lamartine dans la suite moins connue de ce quatrain


"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! 
Suspendez votre cours : 
Laissez-nous savourer les rapides délices 
Des plus beaux de nos jours !"


mais tout simplement pour avoir l'impression de faire les choses bien, sans courir. Sans perdre du temps pour paniquer sur le temps qui passe.

Depuis 10 jours je cours d'un rendez-vous à l'autre, d'une obligation à l'autre, sans avoir le temps de me poser, de faire tout cela, avec calme, joie et plaisir. Des entretiens d'embauche (qui aboutiront j'espère bien vite), des rendez-vous de médecin/de coiffeur/d'orthophoniste/avec la maîtress,des appels à passer, des papiers à remplir, des cadeaux à faire, une maison à tenir, un corps à dégourdir, des invitations à lancer, des livres à lire, un blog à développer, une formation MOOC à poursuivre... Finalement, le quotidien de millions de personnes. Mais voilà, cela me tracasse ce temps qui m'échappe.

Le temps, le temps... mais qu'est-ce que le temps ? (tiens, cela me fait penser à une des épreuves du concours d'entrée à l'école du patrimoine passé à une autre époque ; commentaire de document, j'avais eu 10/20 pas si mal pour un concours que je n'avais pas préparé... bref...fin de parenthèse).

Le temps est une notion très complexe. Il est indubitable, en mouvement permanent, commun à tous. Et pourtant nous le percevons de manière personnelle et unique. 
Un petit enfant dira qu'il va chez sa grand-mère dans 3 dodos, mais n'a aucune idée de ce que cela représente. Demain ou dans 6 mois, ce n'est pas maintenant et c'est tout ce qui compte.
Un enfant commencera à prendre conscience de la semaine, des mois et des événements qui y sont liés. 
En tant qu'adulte je considère le temps comme une succession d'événements, plus ou moins choisis, mais qui sont aussi l'expression d'un renoncement. Décider de faire ce billet de blog implique que je remette une autre tâche à plus tard. 

Si je suis donc ma logique, la grande question n'est pas sur le temps. De toute façon, il nous échappe et nous ne pouvons entraver sa marche. Mais bien sur le choix. Accepter que passer du temps à faire telle ou telle tâche c'est aussi renoncer à une autre. Définitivement ou temporairement.  

Pour conclure, ce bref billet d'humeur, je laisse la parole, au choix, aux écrivains Joseph O'Connor,

"On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix."

ou Eric-Emmanuel Schmitt, 

"Un homme est fait de choix et de circonstances. Personne n'a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix."