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Un livre qui m'a plus ou moins choisi. Une de mes collègues l'avait prêté à une autre pour son voyage en Inde. Lorsqu'elle l'a rapporté au bureau, et qu'elle semblait enchantée, j'ai demandé à l'emprunter à mon tour. 

Lecture assez facile, qui m'a laissée pourtant une drôle d'impression. J'ai du mal à dire pourquoi je n'ai pas aimé, alors cela doit signifier que j'ai aimé. Pas si simple !

Le résumé fait par le site Babelio me semble le plus proche "La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.
Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité.
Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore...

Quelques citations : 

"J'avais son deuil niché dans la poitrine, circonscrit mais intact. Je le gardais bien au chaud, sans rien dire à personne." (page 37)

"Ça commençait à être vraiment lourd, toutes ces larmes qui se déversaient en moi, sans faire le moindre bruit." (page 77)

"L'art console de tout, mamoizelle." (page 180)

"On passe sa vie à construire des barrières au-delà desquelles on s'interdit d'aller derrière, il y a tous les monstres qu'on s'est créés." (page 238)

La ballade de Lila K.
Blandine Le Callet
Le Livre de Poche, Stock, 2010 ; 355 pages