Americanah

Me souvenir précisément comment et pourquoi j'ai voulu lire ce livre est impossible. Je sais en revanche que je trouvais la couverture fascinante, l'histoire intrigante et plusieurs personnes échos très positifs ont fini par me convaincre... et le fait qu'il soit sorti en poche ;-).

"Ifemelu (j'adore ce prénom) quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre. 
Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés? ." (Gallimard)

Comme souvent dans le cas des lectures très attendues, j'ai été un peu déçue. J'ai trouvé que cela manquait de force, de puissance, de chaleur, et paradoxalement il y a quelques longueurs.

Mais on trouve toujours quelques petits extraits :

"Elle était grosse. Elle n'était ni bien en chair, ni robuste, elle était grosse, c'était le seul mot qui sonnait juste." (page 18)

"Il passait trop de temps à regretter ce qui aurait pu être et à s'interroger sur ce qui devrait être." (page 52)

"Ce n'est jamais la même chose quand tu as d'autres possibilités." (page 124)

"Etre là, à l'étranger, sans savoir quand elle pourrait revenir chez elle, c'était regarder l'amour se transformer en angoisse." (page 231)

"On lit davantage sur les livres que les livres eux-mêmes." (page 494)

" Elle était à l'intérieur de ce silence et elle y était en sûreté." (page 633)

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie
Folio (Gallimard, 2014), 685 pages
Traduit de l'anglais (Nigeria), Anne Damour