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Commencer un billet est toujours le moment le plus difficile. Surtout quand vous êtes en train de regarder Bridget Jones en italien sous-titré en japonais… Tout cela pour dire qu’il était temps que je revienne un peu à mes amours, la lecture et l’écriture, aussi modeste soit cette dernière.

Je voudrais revenir ici sur 3 des livres lus en octobre et celui carrément abandonné et rendu à la bibliothèque 2 jours à peine après l’avoir commencé.

La part des flammes de Gaëlle Nohant. « Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse rue Jean-Goujon à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers le comptoir n° 4, tenu par la charismatique duchesse d’Alençon. Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles. Dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, la bonté de Sophie d’Alençon leur permettra-t-elle d’échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité. »

M’étant mariée dans la chapelle commémorative construite sur les ruines de l’incendie, Notre-Dame de Consolation, inaugurée en 1900, je me suis dit que c’était une bonne idée de lire ce roman dont beaucoup de gens parlaient plutôt en bien. Grosse déception.
A part la description de l’incendie, aussi puissante et réaliste que cette tragédie l’imposait, j’ai trouvé ce roman pompeux et trop léché. Voulant raconter une histoire dans l’Histoire du Paris de la fin du XIXème siècle, l’auteur s’enferre dans des détails. Malgré le (léger) mystère, je me suis très vite ennuyée, mais je suis allée jusqu’au bout, jusqu’à cette fin bâclée et prévisible.

Contrairement à l’ensemble de 4 romans de Lawrence Durell Le quatuor d’Alexandrie, recommandé comme une lecture indispensable. Pas pu, pas rentrée du tout dans ces histoires imbriquées. Et il y a tellement de livres à lire que je n’ai pas perdu mon temps et suis passée à autre chose.

A la faveur d’une émission de la Grande Librairie et d’une visite post déjeuner à la librairie près de mon bureau, j’ai acheté un petit livre de Patrick Modiano, Un pedigree. Pas du tout convaincue et charmée par cet auteur, j’ai laissé de côté mes premières impressions pour y revenir. Après tout, il faut savoir donner une seconde chance. Je n’ai rien compris. Peut-être que la 3ème sera la bonne ?!

Enfin, le livre qui sauve mon mois d’octobre, un classique fabuleux, Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway dans une vieille édition Gallimard (traduction de Jean Dutourd) offerte par mes parents en janvier 1987 pour les étrennes. Mon Dieu, j’ai l’air d’appartenir à une époque que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre !

Est-il nécessaire de rappeler cette histoire magnifique entre un vieil homme parti pêcher et ce poisson géant qui lui résiste et le met face à sa vie ?!

« Tout en lui était vieux, sauf son regard, qui était gai et brave, et qui avait la couleur de la mer. » (page 8)

« Y’a beaucoup de bons pêcheurs et puis y a des très grands pêcheurs. Mais y en a qu’un comme toi. » (page 28)

« On devrait jamais rester seul quand on est vieux, pensa-t-il. Mais c’est inévitable. » (page 65)

« Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C’est ton droit. Camarade, j’ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. » (page 137)

« Mais l’homme ne doit jamais s’avouer vaincu, dit-il. Un homme, ça peut être détruit, mais pas vaincu. » (page 154)