Clairement, ce n'est pas le livre qui m'attirait le plus d'où sa 4è place ex aequo avec La nuit. Vivre sans témoin de Michael Foessel. Plus petit, ce dernier a trouvé sa place dans mon sac pour les trajets du matin alors que le premier constituait ma lecture du soir (oui, je sais que comme lecture du soir il y a probablement plus distrayant).

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Voilà ce qu'en dit son éditeur, Stock "Pendant des années, au chevet de ses patients comme dans le secret de son laboratoire, le professeur Patrizia Paterlini-Bréchot s’est employé à décoder les stratégies de camouflage du cancer, ce tueur en série. Elle a passé des jours et des nuits à mettre au point des méthodes expérimentales pour prendre en filature les cellules tumorales qui circulent dans le sang bien avant que la maladie ne se signale. Et, avec le concours d’autres scientifiques, elle a trouvé.

Une simple prise de sang permet aujourd’hui de détecter, en amont, les prémisses d’un cancer. Cette technique pourrait, demain, sauver des millions de vies !
Patrizia Paterlini-Bréchot éclaire le chemin personnel qui l’a menée à cette découverte et expose les grandes avancées scientifiques qui ont contribué à forger des armes décisives dans la lutte contre le cancer.
Elle en est convaincue : c’est sur le diagnostic précoce que doivent porter les efforts. Et cette bataille-là est l’affaire de tous."

Qu'en ai-je pensé ? Je ne vais pas vous cacher que sur la forme, j'ai trouvé cela très moyen et sur le fond... je suis partagée. L'histoire est belle, le sujet constitue un enjeu capital de santé publique. On sent l'enthousiasme et la passion de l'auteur. Mais un peu trop. A mon sens un article de 5 pages aurait suffit pour dire l'essentiel.

Pour ceux que cela tente malgré tout : 

 "Je crois que les malades savent toujours la vérité, mais que la plupart s'appliquent à l'ignorer." (page 22)

"Pour ceux qui ont la foi chevillée au corps, la religion apporte, il faut le reconnaître, un apaisement extraordinaire dans les derniers moments." (page 50)

"L'humilité est le bagage nécessaire de tout scientifique." (page 58)

"... tous deux [mes parents] nous ont incitées à ne jamais fixer de limites à notre soif de connaissances, à considérer que l'on pouvait et devait toujours viser l'excellence." (page 68)

"Tout le monde connaît cette mauvaise blague selon laquelle le cancer tue beaucoup de gens mais en fait vivre tellement d'autres." (page 135)

"Accomplir une mission est comme héberger une flamme à l'intérieur de soi qui éclaire la route, réchauffe même dans les périodes glaciales et aide à tenir quand le vent est tellement fort qu'on pourrait tomber." (page 248)

Première phrase : "Patient zéro" est le terme utilisé pour désigner la première personne contaminée par un agent pathogène lors d'une épidémie.
Dernière phrase : Je le mènerai [le combat] jusqu'au bout.

Tuer le cancer
Patrizia Paterlini-Bréchot
Stock, 250 pages