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Il y a un an déjà je quittais TELL ME MORE dans le cadre d'un PSE. Je devrais dire Rosetta Stone, nom de la boîte qui nous avait racheté mais je ne m'y suis jamais habituée. Je crois que je continuerai au fond de moi à parler de TMM, cette boîte qui m'avait embauchée en 2000 pour faire un métier qui n'existe quasiment plus : Rédacteur technique. Pour écrire les messages d'interface et les manuels utilisateurs des 3 logiciels de la gamme pro qui sortait à ce moment. C'est étrange de penser qu'en sortant de mon dernier entretien d'embauche, j'avais pensé "c'est ici que je veux travailler" (enfin dans cette entreprise, parce que question localisation, Montigny-le-Bretonneux limite Bois d'Arcy, ce n'était pas mon rêve) alors même que j'ai été recrutée "par défaut". Comme quoi, tout se joue à parfois rien !

Pour être sincère, jamais je n'aurais pensé que j'en serai encore à chercher du travail à la fin de mon reclassement. Même ma conseillère Pôle Emploi m'a dit que normalement il n'y a pas d'après CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle) car tout est fait pour que vous retrouviez un emploi dans le temps imparti. Et ma nouvelle consultante du cabinet de reclassement m'a tenu le même discours. 

Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. J'ai participé à une dizaine de salons, presque tous aussi inutiles que fatiguants. J'ai eu une quinzaine de séries d'entretien de Puteaux à Jouy-en-Josas en passant par Montrouge, le Kremlin-Bicêtre ou Paris. J'ai bien 2 ou 3 regrets mais rien qui n'ait mis mon coeur et mon espérance en lambeaux.

J'ai usé mes yeux dans des webinars, appris quelques trucs dans des séminaires, me suit fait griffé par un chaton dans une startup lors de portes ouvertes, ai été citée sur le blog parlonsrecrutement.michaelpage.fr à la suite d'une rencontre chez Michael Page, tenté d'en savoir plus sur le portage salarial ou la micro entreprise. 

J'ai répondu à une cinquantaine d'annonces, avec un taux de réponse proche de zéro... hormis cet affreux mail automatique qui vous dit que si vous n'avez pas de nouvelles d'ici 3 semaines, ce n'est plus la peine d'espérer. Je caricature un peu mais à peine. Le pire, c'est la non réponse après entretien. La personne vous a vu, vous a fait entrevoir quelque chose, parfois vous a laissé espérer et vous a dit "d'ici la fin du mois, je vous tiens au courant". Et puis rien, malgré des relances. Mais rien, aucune nouvelle.

Pourquoi cela ne fonctionne pas ?

Principalement parce qu'il y a inadéquation entre mon expérience et ce qui est recherché. J'ai à peu près toutes les compétences humaines et de savoir être ; en revanche, il me manque l'opérationnel. En effet, la plupart des postes sont dans la banque, l'assurance ou la finance. Or, je n'ai aucune connaissance dans ces domaines, connaissances qu'il m'est impossible d'acquérir dans une formation. On sait combien en France il est quasiment impossible de changer de secteur. Dans l'édition de logiciel j'ai fait ma carrière, dans l'édition de logiciel je resterai. Et mes atouts concurrentiels (si, si c'est comme cela qu'on dit) ne suffisent pas à rassurer des employeurs frileux, peu enclin à prendre des risques. Effrayant quand on y pense. C'est donc à moi de provoquer l'envie, d'aller créer mon job, proposer mes services par le biais de la candidature spontanée.

En conclusion

Comme je suis une éternelle optimiste (ce qui n'empêche pas d'avoir parfois des vagues de doutes et de déprime... Dieu que septembre a été difficile !), je veux me dire que cette période a été aussi l'occasion de découvrir beaucoup de choses :
- j'ai appris à mieux me connaître, en tous cas professionnellement, à être capable de me présenter en 3 minutes à d'illustres inconnus
- j'ai créé ce blog, que j'aimerai développer, réorienter un peu. J'y réfléchis !
- j'ai appris à conduire, sans pour autant avoir réussi le permis... je m'y remettrais lorsque j'aurais trouvé un job. Je ne me sens pas de mener les deux de front en ce moment
- j'ai passé du temps avec mes enfants, connus leurs amis et les parents de ces amis. Du coup, cette année je m'investis dans le Conseil d'écoles de Petit Picci. Et je prends le temps d'emmener Grand Picci au foot... tant que je peux.
- j'ai suivi un MOOC de Gestion de projet, suis en ce moment un autre sur la pédagogie 2.0, ai tenté d'autres MOOCs sur l'écriture numérique ou la recherche d'emploi. Autant d'occasion d'approfondir cette nouvelle approche de la formation
- j'ai découvert Twitter et Instagram dont je suis devenue assez accro
- j'ai eu l'occasion de passer à la télévision pour une petite expérience aussi distrayante qu'intéressante
- j'ai rencontré plein de gens dans des séminaires, dans le groupe de suivi du cabinet de reclassement, en revoyant des anciennes connaissances...
- j'ai lu, vu des expositions, erré dans de longues balades, regardé des séries, écrit, rêvé... parce que toutes les personnes qui m'ont accompagnée me l'ont dit : "Profitez aussi de ce moment qui est à vous pour faire ce qui vous plaît !"