[Aparté : je réalise que Zola a perdu son prénom sur la couverture. Après quelques recherches, j'ai constaté que c'était assez fréquent dans les collections dite Classique. Ainsi chez Folio ou Le livre de Poche, on peut trouver Hugo, Balzac ou Zola. Adieu Victor, Honoré ou Emile. Je trouve cela dommage. Même si je sais que c'est une marque de reconnaissance et le symbole d'une gloire éternelle, je reste très attachée au prénom. Qu'à l'oral on oublie le prénom, cela ne me choque pas plus que cela. Mais qu'on laisse le prénom sur le livre me semble plus qu'indispensable. Pour que tout simplement on garde trace du nom sous lequel l'auteur a signé son livre.]

Entrons dans le vif du sujet, dans cette terre, protagoniste principale de ce dur, cru(el) et violent roman d'Emile Zola. Publié en 1887, La Terre est le 15ème volume de la série des Rougon-Macquart. Je n'ai pas lu grand chose d'autre de Zola (voilà que je m'y mets !), à part Au bonheur des dames, comme tous les élèves de 5e de ma génération et Le rêve, très loin pour le coup des romans naturalistes de Zola.

La paye des moissonneurs (Léon Lhermitte)

On y suit les aventures de Jean Macquart qui, revenu de la bataille de Solférino, se fait embaucher dans une ferme en Beauce. Il va assister mais aussi participer aux drames, même les plus violents, qui toucheront le père Fouan et ses 3 enfants et leur famille. Zola a voulu montrer la dure réalité du monde paysan dans la veine du courant du naturalisme très présent en peinture. Quitte à choquer, au point que 5 écrivains se sont élevés publiquement contre ce roman en publiant Le Manifeste des 5 dans Le Figaro.

Malgré la bestialité omniprésente, certaines pages décrivent avec poésie toute la beauté et la force de la Beauce, la terre et sa lumière. Finalement le seul personnage qui mérite le pardon, même quand elle trahit.